Vallouise, France

Vallouise, notre havre de paix

Février. L’hiver breton devient long et la lumière se fait attendre. Le blues des mois gris est bien installé : on s’englue.
Que faire ? On décide de partir.
Le froid blanc de la Suède me manque et Thibaut rêve de l’air de la montagne. Ce sera donc les Alpes !

On saute dans le train, les yeux pleins d’étoiles : notre hôte sur place nous décrit déjà la neige qui tombe drue et on en guette les premiers flocons dans les paysages qui défilent.
Paris nous offre une escale de quelques minutes avec sa poudreuse polluée, on en court encore plus vite vers le prochain train pour le Sud. Vite, vite, se rapprocher de notre destination !

Après une dizaine d’heures dans des wagons bondés, on se rue au-dehors pour découvrir dans la nuit une tempête de neige. Tout fonctionne au ralenti, les gens pestent et font des réserves pour tenir la semaine. Nous, on s’en fiche : on est heureux !

La fenêtre de notre chambre donne sur les branches d’un arbre. Dès le réveil, la joie : les branches qui ploient sous le poids des flocons, et le grand soleil dehors.
On n’en revient pas. Difficile de croire à la tempête d’hier !
Alors on se précipite dehors, on explore notre nouveau domaine, et, inévitablement : bataille de boules de neige !
Dur de retourner s’enfermer. Toutes les excuses sont bonnes : même les courses se font à pied, de toute façon les routes sont bloquées ! Alors on traverse Vallouise pour rejoindre le bourg, on trace les marques dans le champ de neige, on fait les cons au passage, et on arrive épuisés et trempés à la petite église du centre, à sa fontaine gelée, et à la petite boulangerie dont les odeurs de pain sont réverbérés par le manteau glacé.

Quand les routes se dégagent, on en profite aussi pour sortir en balade. Les routes qui dansent autour des montagnes me donnent le vertige, j’observe le fond des vallées avec appréhension. Pour chasser l’inquiétude, méthode imparable : on lance une playlist, on ouvre les fenêtres et on monte le son !
Il n’y a qu’au retour qu’on se tait un bref instant : la route vers la vallée est époustouflante !
Les montagnes nous encerclent. Tout autour, des sommets nous toisent : certains blancs, d’autres noirs ou verts ; leurs crêtes découpent les nuages. La lumière est toujours belle. Chaque fois, j’avoue, j’ai les larmes aux yeux.

“Tous les jours, je reste bouche-bée quand je me rappelle que j’habite vraiment là.” me chuchote notre hôte.
Et nous non plus, on n’en revient pas.

Partout, tout le temps, on a le sourire greffé au visage. On respire à pleins poumons l’air de la montagne qui nous donne des ailes, on saute, on court, on glisse, parfois on tombe (surtout moi, j’admets) et le soir, on rentre fourbus mais heureux, dans un chalet qui sent le pin, se réchauffer près du feu.

Le quotidien se résume à l’essentiel : on rit, on vit, on bouge, j’écris et Thibaut photographie. Ça nous suffit. Au rythme de la montagne, la vie s’adoucit. On a trouvé un havre de paix, et croyez-moi, on serait bien resté plus longtemps !


Vallouise, petite commune des Hautes-Alpes au cœur du Pays des Écrins, est surtout active en été : le tourisme s’y plait ! Pas étonnant, elle a beaucoup à offrir. Entre paysages époustouflants, randos, via ferrata, cyclisme, escalade, parapente et équitation, il y en a pour tous les goûts !
Nous, on l’a adoré en hiver : l’ambiance cosy et la chaleur des habitants à l’année, le calme régénérant, l’authenticité du village, de son bourg, de son église. Du plus grand paysage au plus petit détail, tout est plaisir des yeux, à Vallouise. On a flâné dans les rues, comparé les chalets (et essayer de se mettre d’accord sur notre préféré, au cas où on finisse par s’installer dans ce petit havre de paix :P), respiré un des airs les plus purs de France, et surtout, on s’est vautré dans la neige !
Même en hiver, entre les petites stations sur place (Puy-Saint-Vincent ou Pelvoux) et les plus grandes alentours (Serre-Chevalier ou Risoul et Vars), les chemins de randonnée et raquettes pour tous les niveaux, les pistes de ski de fond et les chalets saisonniers, pas de quoi s’ennuyer. On vous a même déjà présenté Narreyroux, à ne pas manquer !
Et puis nous, on préfère la vraie ambiance de la montagne, plutôt que les stations bondées. On a trouvé notre bonheur.

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